N'oublions pas que l'énergie est certainement le principal vecteur d'activité économique, pour son circuit propre (extraction, politique locale,transport, raffinage, distribution, politique nationale ...), et pour toutes ses activités connexes (chimie, transport ...).
Donc l'énergie constitue le premier lieu de combat de l'intelligence économique, de la guerre des idées et de la manipulation des gens.
Cet article en est une bonne illustration, en ouvrant une perspective de diversion parfaite basée sur un élément de langage imparable: le "c'est pas moi c'est l'autre" (et le "c'est pas moi", c'est "surtout pas le domaine d'activité qui me rémunère"), permettant (on imagine) de rassembler ceux qui définitivement ne croiraient pas à l'existence des chambre à gaz ou de l'attentat contre les tours jumelles de NewYork en 2001:
Le "c'est pas ça, mais regardez plutôt là" est l'éternelle excuse de ceux qui veulent garder de la puissance sur l'esprit des gens, pour garder leur pouvoir d'influence dans leur domaine d'intervention.
"(...) il serait plus productif de presser l’Allemagne de fermer ses centrales thermiques au charbon et au lignite. Pourquoi personne ne le demande ?"
Le cas de cette "bonne parole" peut-être réglé en peu de mots:
"L'essentiel de l'épisode de pollution que nous avons connu ne venait pas de l'Allemagne mais du trafic routier », confirme Jean-Félix Bernard, président d'Airparif, l'agence de surveillance de la qualité de l'air dans la région."
En complément il y a le détail:
"Ainsi, 48 % des particules, produites localement ou provenant de l'ensemble de l'agglomération, proviennent des transports (voitures individuelles, véhicules utilitaires et poids lourds), loin devant, donc, le chauffage des habitations et l'industrie. Surtout, 70 % de ces véhicules polluants roulent au diesel.
Or, 35 % des Franciliens résident à moins de 200 mètres d'un axe routier important, sur lequel transitent 15 000 véhicules par jour. Et, s'ils subissent la pollution des particules fines, c'est avant tout du fait de ce trafic automobile, pas de l'industrie du charbon allemand. Même si l'activité industrielle à l'échelle du continent tout entier joue un rôle dans la pollution."
http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/art ... 55770.html
De toute façon il était parfaitement évident pour ceux qui se sont trouvés a avoir des difficultés à respirer, avec la gorge qui piquait sous ces épisodes de grave pollution, que vu l'absence de circulation d'air on était simplement en train d'ingérer la merde qu'on avait produite.
Mais il y a plus lamentable que cela.
Il est inenvisageable pour l'Administration française d'accepter sa responsabilité par rapport aux problématiques de santé publique.
Leur laxisme est pendant et avéré depuis 50 ans, à travers ne serait ce que la différence entre la durée de vie d'un ouvrier et d'un employé de bureau, notre niveau d'exposition aux cancers (est-on 3ème au monde ?) ou pour la mortalité liée à l'utilisation de pesticides.
Pour le problème de la pollution au Diesel (rien que pour la participation aux 40 000 morts dus aux particules fines), nous observons cette impossibilité d'admettre quoique ce soit, qui la conduit forcément à faire semblant de ne pas comprendre et en définitive à nier le problème.
Donc pour l'épisode de pollution extrême sur 5 jours survenu sur la Région parisienne qui était éminemment prévisible, il ne pouvait pas y avoir de plan pré-établi pour protéger la population.
Il a fallu attendre la quasi-fin avec un niveau de pollution déjà abaissé, pour voir les pouvoirs publics prendre la décision symbolique de passer en circulation alternée.
Alors derrière cet état d'esprit proprement scandaleux si on y réfléchit, on voit que le seul effort de cette Administration publique à contre-emploi consiste à parer les coups et non à protéger la population.
Dans l'extrait ci-dessous, on voit l'impréparation à des mesures d'urgence parce-que le phénomène de la pollution est purement et simplement nié et caché.
Il ne peut donc pas être traité, puisqu'il n'existe pas ...
Ce n'est qu'en finale qu'on s'aperçoit qu'il pourrait être utile de faire participer la Ministre de la Santé.
Et pourquoi s'agissait t'il pour la circulation alternée d'une mesure ultime ?
Si ce n'est parce-qu'on n'a rien fait avant ?
Et pourquoi on n'a rien fait avant si ce n'est qu'on nie complètement le problème ?
Dernier point symptomatique, à mon avis.
Comment se fait'il que Philippe Martin intervienne en première ligne lorsque l'atmosphère de Paris devient irrespirable.
En quoi un ministre de l'Ecologie est concerné, s'il s'agit de préserver la santé d'une population, et non Marisol Touraine Ministre de la santé ?
Pourquoi alors ne pas demander à M. Montebourg de monter au créneau en tant que Ministre de l'Industrie, puisqu'au moins lui il peut y a faire quelque chose sur le long terme ? Voir un Ministre de l'Industrie s'occuper de problème de santé publique, plutôt que celui de l'Ecologie, les choses seraient plus clair ...
Une chose est sure, cette équipe comme les précédentes n'est prête qu'à enterrer le dossier de la pollution urbaine - et les gens concernés avec - ...
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"A une semaine du premier tour des élections municipales, le risque était sans doute trop grand de ne pas agir. Le gouvernement s'est résolu, samedi 15 mars, après cinq jours consécutifs d'une pollution aux particules particulièrement sévère, à mettre en place, lundi, la circulation alternée à Paris et dans les 22 communes de sa petite couronne. L'exécutif a beaucoup hésité, redoutant l'impopularité de la mesure.
Samedi, dans un entretien à Libération, le ministre de l'écologie Philippe Martin, se montrait dubitatif, estimant « la mesure lourde à mettre en œuvre ». Jusque-là, ce dispositif – pourtant rendu possible de longue date par la loi sur l'air de 1996, en cas de pics de pollution à l'ozone – n'avait été appliqué qu'une seule fois, le 1er octobre 1997, et avait, selon le ministre, laissé « un mauvais souvenir ». En effet, ce fut la pagaille aux portes de la capitale.
Mais en fin d'après-midi, vers 17 heures, le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, tranchait et décidait, « en accord avec le président de la République », de mettre en place la circulation alternée au lendemain du week-end.
Juste auparavant, à Matignon, Philippe Martin et la ministre des affaires sociales et de la santé, Marisol Touraine, les directeurs de cabinet de Manuel Valls (intérieur) et de Frédéric Cuvillier (transports) ainsi que le préfet de police de Paris et le préfet de la région Ile-de-France avaient fait, avec le directeur de cabinet du premier ministre, le point sur les dernières prévisions de pollution. Après une amélioration dimanche, la situation devait à nouveau se dégrader lundi.
« MESURE ULTIME »
Dans cette réunion, confie une source élyséenne, « Marisol Touraine a pesé de tout son poids ». « L'argument de santé publique l'a emporté sur tout le reste », confirme un participant, même si la ministre de la santé ne s'était pas manifestée jusque-là."
http://www.lemonde.fr/planete/article/2 ... ee&xtcr=13
L'argument de santé publique l'a emporté sur tout le reste ?
Et mon oeil !