J'ai feuilleté hier un article dans Auto-Moto signé de Jean-Luc Moreau, journaliste automobile qui officie aussi sur RMC, de 3-4 pages traitant de la pollution du GPL par rapport aux autres carburants, suite aux tests effectués par la société V-Motech, à la demande du CFBP. Le journaliste en avait déjà parlé récemment dans une de ses émissions.
Ces tests ont été effectués en conditions de roulage et non sur un banc d'essai en comparant une Alfa Roméo Mito de 65 000 km, norme Euro 5, équipée en 2nde monte avec une Fiat 500 L, neuve (6 300 km), en Euro 6, équipée d'usine.
Pollution du GPL : un article dans le n°de mai de Auto-Moto
Pollution du GPL : un article dans le n°de mai de Auto-Moto
FIAT Bravo 2, 1.4 T-Jet 120 ch, finition Elégance, achetée (en août 2010 à 16 000 km) déjà équipée en seconde monte en Prins VSI-1; vendue à 185 000 km
Dacia Duster 1.3 Tce 130 Ch finition Prestige (acheté fin janvier 2023 à 38 000 km, équipé d'un boitier E85 dans la foulée), 78 000 km en juillet 2025.
Dacia Duster 1.3 Tce 130 Ch finition Prestige (acheté fin janvier 2023 à 38 000 km, équipé d'un boitier E85 dans la foulée), 78 000 km en juillet 2025.
Re: Pollution du GPL : un article dans le n°de mai de Auto-M
Je ne comprends pas.
Nous menons depuis 20 ans un combat journalier pour généraliser les voitures propres en France.
Nous avons fait en sorte de consommer jusqu'à 80% de Gasoil pour y arriver, avec toute notre astuce, et il faut bien le dire aussi avec notre ruse et nos convictions.
Et maintenant vous nous parlez d'autres véhicules qui ne seraient pas polluants ?
Mais pour qui nous prenez vous, nous avons raison enfin !
Il faut se battre pour faire entendre la voix de l'Europe enfin rassemblée sous l'égide de la France: nous fabriquons depuis 20 ans des véhicules super-propres, et il est hors de question qu'on nous empêche de les exporter, simplement parce-qu'elles puent et tuent !
Il faut lutter contre ces normes américaines ou japonaises qui nous empêchent dorénavant d'exporter les Diesels Euro6 européens en dehors des pays du tiers monde !
Vivement que les accords Tafta soient signés, qu'on puisse imposer nos normes à la sauce européenne partout dans le monde, afin qu'il puissent bien crever aussi du Diesel !
Nous menons depuis 20 ans un combat journalier pour généraliser les voitures propres en France.
Nous avons fait en sorte de consommer jusqu'à 80% de Gasoil pour y arriver, avec toute notre astuce, et il faut bien le dire aussi avec notre ruse et nos convictions.
Et maintenant vous nous parlez d'autres véhicules qui ne seraient pas polluants ?
Mais pour qui nous prenez vous, nous avons raison enfin !
Il faut se battre pour faire entendre la voix de l'Europe enfin rassemblée sous l'égide de la France: nous fabriquons depuis 20 ans des véhicules super-propres, et il est hors de question qu'on nous empêche de les exporter, simplement parce-qu'elles puent et tuent !
Il faut lutter contre ces normes américaines ou japonaises qui nous empêchent dorénavant d'exporter les Diesels Euro6 européens en dehors des pays du tiers monde !
Vivement que les accords Tafta soient signés, qu'on puisse imposer nos normes à la sauce européenne partout dans le monde, afin qu'il puissent bien crever aussi du Diesel !
Espace 2L 16v 2001 (inj. Liquide Vialle 2004)
Clio II Gpl 2001, 2005 puis 2007
Clio II Gpl 2001, 2005 puis 2007
- Bruno_du_13
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- Inscription : mer. mars 19, 2014 7:49 am
Re: Pollution du GPL : un article dans le n°de mai de Auto-M
Merci Renard!
Il y a aussi le lien internet depuis hier:
http://www.auto-moto.com/actualite/envi ... 61601.html
Il faudrait le transmettre à Royal pour qu'elle comprenne les avantages du GPL en matière de pollution, et qu'elle l'encourage. Idem pour madame le maire de Paris.
Mais là j'ai comme un doute :icon6.gif:
Il y a aussi le lien internet depuis hier:
http://www.auto-moto.com/actualite/envi ... 61601.html
Il faudrait le transmettre à Royal pour qu'elle comprenne les avantages du GPL en matière de pollution, et qu'elle l'encourage. Idem pour madame le maire de Paris.
Mais là j'ai comme un doute :icon6.gif:
Roule au GPL depuis 1998
Véhicule actuel: Peugeot 406 2L 16s Navtech de 2004, équipée en PRINS VSI, 378.000kms
Installation posée en 2005, à 17.000kms
Véhicule de ma compagne: Sandero 1L4 GPL, fin 2010, revendue à 180.000kms fonctionnant parfaitement
Véhicule actuel: Peugeot 406 2L 16s Navtech de 2004, équipée en PRINS VSI, 378.000kms
Installation posée en 2005, à 17.000kms
Véhicule de ma compagne: Sandero 1L4 GPL, fin 2010, revendue à 180.000kms fonctionnant parfaitement
- Bertranddd
- Messages : 7
- Inscription : ven. sept. 16, 2016 1:36 pm
Re: Pollution du GPL : un article dans le n°de mai de Auto-M
"Vous l’aurez compris, le GPL est donc le plus propre des carburants pétroliers… et de loin. Par rapport à l’essence, il émet 18 % de moins de CO2, dix fois moins de particules et 97 % de moins de CO. Côté NOx et HC, les émissions, similaires entre essence et GPL, sont largement inférieures à la norme euro 6." ==> pour moi tout est dit ! :la: Et je n'ai aucun doute là dessus !
Moi qui ai l'habitude de tracter une remorque avec attachée par une tête d'attelage de chez Rameder, mon véhicule de fonction qui fonctionne au GPL, je n'en vois que les avantages en termes d'économie, je ne comprends pas ce rapport"je t'aime, moi non plus".
Moi qui ai l'habitude de tracter une remorque avec attachée par une tête d'attelage de chez Rameder, mon véhicule de fonction qui fonctionne au GPL, je n'en vois que les avantages en termes d'économie, je ne comprends pas ce rapport"je t'aime, moi non plus".
Un mars et ca repart
Re: Pollution du GPL : un article dans le n°de mai de Auto-M
La propagande collective globale nous a fait oublier que le marché proposait déjà des solutions à l'ensemble de nos problèmes de pollution.
Et normalement cela aurait été à l'Etat de les encourager ....
Et normalement cela aurait été à l'Etat de les encourager ....
Espace 2L 16v 2001 (inj. Liquide Vialle 2004)
Clio II Gpl 2001, 2005 puis 2007
Clio II Gpl 2001, 2005 puis 2007
Re: Pollution du GPL : un article dans le n°de mai de Auto-M
Ils sont bien gentils le CFBP mais ils relèvent plus du comité Théodule que d'autre chose.
Aujourd'hui le GPL n'est plus du tout encouragé par le gouvernement, à commencer fiscalement. Ensuite le prix du GPL reste encore relativement élevé à 0,70 face à un diesel à 1,10 en moyenne et les retours sur ce forum et ailleurs montrent que le GPL en France pose un problème de qualité.
Ajoutez à cela le conformisme (bien français ?) des automobilistes et vous comprendrez qu'on se demande à quoi sert le CFBP.
Aujourd'hui le GPL n'est plus du tout encouragé par le gouvernement, à commencer fiscalement. Ensuite le prix du GPL reste encore relativement élevé à 0,70 face à un diesel à 1,10 en moyenne et les retours sur ce forum et ailleurs montrent que le GPL en France pose un problème de qualité.
Ajoutez à cela le conformisme (bien français ?) des automobilistes et vous comprendrez qu'on se demande à quoi sert le CFBP.
Laguna III Estate 2l 16V "Flex fuel" (Bioéthanol) - 2012
Nissan Micra 1.4 BVA "Lolita Lempicka" - 2008 - 80% E85 sans kit
A abandonné le mazout depuis 2005 - Véhicules antérieurs : Chevrolet Kalos GPLi puis Megane 2 Estate 1.6 16V LPi Vialle / Clio 2 1.2 GPL
Nissan Micra 1.4 BVA "Lolita Lempicka" - 2008 - 80% E85 sans kit
A abandonné le mazout depuis 2005 - Véhicules antérieurs : Chevrolet Kalos GPLi puis Megane 2 Estate 1.6 16V LPi Vialle / Clio 2 1.2 GPL
Re: Pollution du GPL : un article dans le n°de mai de Auto-M
Pourquoi voulez vous que le CFBP défende des idées, alors qu'il est l'émanation des compagnies pétrolières ?
Vous voyez Total déclarer que le Diesel qu'il vend c'est mal, ça enfume les gosses et qu'il vaut mieux utiliser de l'Essence si possible dans des hybrides ?
Est-ce qu'un des distributeurs a parlé de la dangerosité relative des produits qu'il vendait, tandis que seule 20% de l'Essence produite était vendue en France alors que la proportion au sortir des raffineries était plutôt fifity/fifty ?
Non ça les gênait car les 80% de Diesel produit déséquilibraient le marché et la rentabilité industrielle du secteur ...
Lorsque Renault vient en tête de la plupart des tests en condition réelle, pour la production de Nox, vous croyez que ça les gène ne serait-ce qu'aux entournures ?
Que nenni !
Quand Renault provoque quelques milliers de morts prématurés annuels en France de plus que d'autres constructeurs plus vertueux, vous pensez qu'ils ont l'esprit à s'excuser du peu ?
Bien sûr que non !
L'Etat fait semblant de les gronder, d'autant qu'il reste actionnaire significatif, et c'est tout.
Et ils gardent la tête haute : sur le dossier des émissions polluantes des voitures diesel, 'Le dirigeant de la marque au losange a argué qu'il n'existe "pas de règles officielles" en matière d'émission de diesel'
http://lexpansion.lexpress.fr/entrepris ... 36242.html
(Carlos Ghosn, PDG de Renault devant un modèle Trezor, à l'ouverture du Mondial de l'Automobile à Paris, le 29 septembre 2016)
-- Edit du Sam 01 Oct, 2016 7:41 pm --
==================================================================================================
Un article sur le sujet (CFBP ...):
"Transports : la filière gaz veut être une alternative au trio diesel-essence-électricité
LE MONDE ECONOMIE | 27.09.2016 à 11h48 |
Par Jean-Michel Bezat
(La station-service « multi-énergies », ouverte par Air Liquide fin juin à Fléville-devant-Nancy (Meurthe-et-Moselle) permet aux routiers de faire le plein de leur camion avec du gaz naturel liquéfié.)
L’élection présidentielle approche et les syndicats professionnels fourbissent de beaux argumentaires pour promouvoir leur secteur. L’Association française du gaz (AFG) a rendu public, mardi 27 septembre, un Livre blanc contenant dix propositions en faveur d’une source d’énergie qui, pour ses adhérents (Total, Engie, EDF, GRDF, GRTgaz…), doit être mieux soutenue par les pouvoirs publics – y compris fiscalement – dans le cadre de la transition énergétique amorcée en France. D’autant que cette filière emploie 160 000 personnes, rappelle le président de l’AFG, Jérôme Ferrier.
Malgré ses handicaps (coûts et d’autonomie), la voiture électrique restera la vedette du Mondial de l’automobile organisé à Paris du 1er au 16 octobre. Mais pour la première fois, l’AFG aura un stand au salon de la porte de Versailles pour vanter les mérites du gaz naturel pour véhicules (GNV), le biogaz produit à partir de déchets organiques et le gaz de pétrole liquéfié (GPL). Les « gaziers » l’assurent, cette énergie peut être une alternative à l’essence et au gazole, mais aussi à l’électricité. « Nous sommes au tout début, il y a de formidables perspectives de développement », note M. Ferrier, en évoquant notamment les bus dans les villes, les transports de marchandise, le fret maritime et les navires de croisière.
Lire aussi : Mondial de l’automobile : une industrie qui vrombit pour l’électrique
« Techniquement opérationnel »
L’AFG rappelle que, en France, le transport routier représente 15 % des émissions de particules et 56 % de celles de dioxyde d’azote (NO2), sans parler des rejets de CO2. Or le gaz émet moins de carbone, peu de NO2, et ni de particules ni de soufre par rapport aux carburants traditionnels, avance-t-elle. Pour les poids lourds, « le gaz est le seul carburant alternatif techniquement opérationnel face au diesel », indique un récent rapport du ministère de l’environnement.
Lire aussi : Quelles sont les marques diesel les plus polluantes en Europe ?
« LE POLITIQUE DOIT PRENDRE L’INITIATIVE, DONNER DES SIGNAUX POSITIFS ET ÉTABLIR DES RÈGLES PÉRENNES»
Qu’il soit plus « vert » que le pétrole, surtout quand il s’agit de biométhane, ne suffira pas à l’imposer tant qu’une filière complète n’aura pas fait la preuve de sa compétitivité. Et que tous les acteurs ne se seront pas regroupés pour la créer. L’AFG plaide pour un « comité de pilotage regroupant acteurs publics et privés ». Il aurait pour mission d’accélérer l’usage du gaz dans la « mobilité durable » : véhicules privés et camions, mais aussi navires fonctionnant au gaz naturel liquéfié (GNL). L’Association réclame également le maintien sur dix ans de l’« écart fiscal » entre le gaz carburant et les carburants traditionnels.
« Le politique doit prendre l’initiative, donner des signaux positifs et établir des règles pérennes », résume M. Ferrier. Le gouvernement a déjà reconduit et accentué l’avantage fiscal accordé au GNV pour 2016 et 2017, ainsi que la détaxation partielle (40 %) pour l’achat de poids lourds de plus de 3,5 tonnes fonctionnant au GNV. M. Ferrier juge qu’il faut aller plus loin pour convaincre les constructeurs automobiles, les producteurs de gaz, les distributeurs de carburants et les acheteurs de véhicules.
La France est très en retard sur l’Italie (885 000 véhicules et 1 049 stations) et l’Allemagne (94 000 et 920) en 2014, selon le cabinet Sia Partners. Elle ne compte que 48 stations GNV ouvertes au public et environ 250 dans les entreprises et les collectivités. Le gouvernement avait pourtant annoncé, en 2005, un ambitieux programme cosigné par Renault, Renault Trucks, PSA, Total, Gaz de France et Carrefour : 100 000 véhicules et utilitaires légers en 2010, 300 stations-service, un accroissement de la distribution privée aux particuliers et aux entreprises et une promesse de l’Etat à maintenir une fiscalité incitative en faveur du GNV.
Lire aussi : Le Japon mise sur les véhicules à hydrogène
Un relais de croissance pour GRDF
Ces ambitions ont fait long feu. Les acteurs avancent aujourd’hui à pas comptés, d’autant plus que les produits pétroliers sont compétitifs par rapport au gaz en raison de la baisse des cours du brut depuis deux ans. « En 2018, il n’y aura qu’une soixantaine de stations-service dans l’Hexagone dans un scénario “business as usual” », regrette M. Ferrier. L’association française du GNV préconise le déploiement de 100 stations supplémentaires d’ici à 2020, surtout pour les camions. Un investissement de 150 millions d’euros qui, selon elle, pourrait être en grande partie financé par le privé.
SELON L’ADEME, 42 % DES TRANSPORTS EN FRANCE ROULERONT AU GAZ NATUREL POUR VÉHICULES D’ICI À 2050
Les fédérations de transporteurs routiers y croient. Les normes sur les carburants sont toujours plus drastiques et la Commission européenne a demandé que chaque pays installe une pompe à GNV tous les 150 kilomètres.
Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), 42 % des transports en France rouleront au GNV en 2050.
Elle a lancé, en juillet, un appel à projets qui prévoit un financement dans le cadre du programme d’investissements d’avenir : une aide de 300 000 euros par « lot » (une station-service et 20 véhicules), dont 100 000 euros de subventions et 200 000 euros de prêts remboursables.
Filiale d’Engie, GRDF pousse les feux sur le réseau de distribution pour trouver des relais de croissance au moment où la consommation de gaz recule. Air liquide, numéro un mondial des gaz industriels, a récemment inauguré près de Nancy (Meurthe-et-Moselle) une station-service « multi-énergie » pouvant alimenter les camions en gaz naturel comprimé (GNC) et en GNL.
Du côté des utilisateurs, Monoprix à Paris et La Poste à Lyon jouent la carte du GNV, tandis que les deux tiers des villes françaises de plus de 200 000 habitants ont une partie de leur flotte d’autobus au gaz.
Mais il faut aller en Allemagne (Audi, Volkswagen, Mercedes, Opel…) et en Italie (Fiat) pour trouver un large choix de voitures au gaz délaissées par des constructeurs français focalisés sur le diesel, puis l’électrique.
Jean-Michel Bezat
Journaliste au Monde"
Vous voyez Total déclarer que le Diesel qu'il vend c'est mal, ça enfume les gosses et qu'il vaut mieux utiliser de l'Essence si possible dans des hybrides ?
Est-ce qu'un des distributeurs a parlé de la dangerosité relative des produits qu'il vendait, tandis que seule 20% de l'Essence produite était vendue en France alors que la proportion au sortir des raffineries était plutôt fifity/fifty ?
Non ça les gênait car les 80% de Diesel produit déséquilibraient le marché et la rentabilité industrielle du secteur ...
Lorsque Renault vient en tête de la plupart des tests en condition réelle, pour la production de Nox, vous croyez que ça les gène ne serait-ce qu'aux entournures ?
Que nenni !
Quand Renault provoque quelques milliers de morts prématurés annuels en France de plus que d'autres constructeurs plus vertueux, vous pensez qu'ils ont l'esprit à s'excuser du peu ?
Bien sûr que non !
L'Etat fait semblant de les gronder, d'autant qu'il reste actionnaire significatif, et c'est tout.
Et ils gardent la tête haute : sur le dossier des émissions polluantes des voitures diesel, 'Le dirigeant de la marque au losange a argué qu'il n'existe "pas de règles officielles" en matière d'émission de diesel'
http://lexpansion.lexpress.fr/entrepris ... 36242.html
(Carlos Ghosn, PDG de Renault devant un modèle Trezor, à l'ouverture du Mondial de l'Automobile à Paris, le 29 septembre 2016)
-- Edit du Sam 01 Oct, 2016 7:41 pm --
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Un article sur le sujet (CFBP ...):
"Transports : la filière gaz veut être une alternative au trio diesel-essence-électricité
LE MONDE ECONOMIE | 27.09.2016 à 11h48 |
Par Jean-Michel Bezat
(La station-service « multi-énergies », ouverte par Air Liquide fin juin à Fléville-devant-Nancy (Meurthe-et-Moselle) permet aux routiers de faire le plein de leur camion avec du gaz naturel liquéfié.)
L’élection présidentielle approche et les syndicats professionnels fourbissent de beaux argumentaires pour promouvoir leur secteur. L’Association française du gaz (AFG) a rendu public, mardi 27 septembre, un Livre blanc contenant dix propositions en faveur d’une source d’énergie qui, pour ses adhérents (Total, Engie, EDF, GRDF, GRTgaz…), doit être mieux soutenue par les pouvoirs publics – y compris fiscalement – dans le cadre de la transition énergétique amorcée en France. D’autant que cette filière emploie 160 000 personnes, rappelle le président de l’AFG, Jérôme Ferrier.
Malgré ses handicaps (coûts et d’autonomie), la voiture électrique restera la vedette du Mondial de l’automobile organisé à Paris du 1er au 16 octobre. Mais pour la première fois, l’AFG aura un stand au salon de la porte de Versailles pour vanter les mérites du gaz naturel pour véhicules (GNV), le biogaz produit à partir de déchets organiques et le gaz de pétrole liquéfié (GPL). Les « gaziers » l’assurent, cette énergie peut être une alternative à l’essence et au gazole, mais aussi à l’électricité. « Nous sommes au tout début, il y a de formidables perspectives de développement », note M. Ferrier, en évoquant notamment les bus dans les villes, les transports de marchandise, le fret maritime et les navires de croisière.
Lire aussi : Mondial de l’automobile : une industrie qui vrombit pour l’électrique
« Techniquement opérationnel »
L’AFG rappelle que, en France, le transport routier représente 15 % des émissions de particules et 56 % de celles de dioxyde d’azote (NO2), sans parler des rejets de CO2. Or le gaz émet moins de carbone, peu de NO2, et ni de particules ni de soufre par rapport aux carburants traditionnels, avance-t-elle. Pour les poids lourds, « le gaz est le seul carburant alternatif techniquement opérationnel face au diesel », indique un récent rapport du ministère de l’environnement.
Lire aussi : Quelles sont les marques diesel les plus polluantes en Europe ?
« LE POLITIQUE DOIT PRENDRE L’INITIATIVE, DONNER DES SIGNAUX POSITIFS ET ÉTABLIR DES RÈGLES PÉRENNES»
Qu’il soit plus « vert » que le pétrole, surtout quand il s’agit de biométhane, ne suffira pas à l’imposer tant qu’une filière complète n’aura pas fait la preuve de sa compétitivité. Et que tous les acteurs ne se seront pas regroupés pour la créer. L’AFG plaide pour un « comité de pilotage regroupant acteurs publics et privés ». Il aurait pour mission d’accélérer l’usage du gaz dans la « mobilité durable » : véhicules privés et camions, mais aussi navires fonctionnant au gaz naturel liquéfié (GNL). L’Association réclame également le maintien sur dix ans de l’« écart fiscal » entre le gaz carburant et les carburants traditionnels.
« Le politique doit prendre l’initiative, donner des signaux positifs et établir des règles pérennes », résume M. Ferrier. Le gouvernement a déjà reconduit et accentué l’avantage fiscal accordé au GNV pour 2016 et 2017, ainsi que la détaxation partielle (40 %) pour l’achat de poids lourds de plus de 3,5 tonnes fonctionnant au GNV. M. Ferrier juge qu’il faut aller plus loin pour convaincre les constructeurs automobiles, les producteurs de gaz, les distributeurs de carburants et les acheteurs de véhicules.
La France est très en retard sur l’Italie (885 000 véhicules et 1 049 stations) et l’Allemagne (94 000 et 920) en 2014, selon le cabinet Sia Partners. Elle ne compte que 48 stations GNV ouvertes au public et environ 250 dans les entreprises et les collectivités. Le gouvernement avait pourtant annoncé, en 2005, un ambitieux programme cosigné par Renault, Renault Trucks, PSA, Total, Gaz de France et Carrefour : 100 000 véhicules et utilitaires légers en 2010, 300 stations-service, un accroissement de la distribution privée aux particuliers et aux entreprises et une promesse de l’Etat à maintenir une fiscalité incitative en faveur du GNV.
Lire aussi : Le Japon mise sur les véhicules à hydrogène
Un relais de croissance pour GRDF
Ces ambitions ont fait long feu. Les acteurs avancent aujourd’hui à pas comptés, d’autant plus que les produits pétroliers sont compétitifs par rapport au gaz en raison de la baisse des cours du brut depuis deux ans. « En 2018, il n’y aura qu’une soixantaine de stations-service dans l’Hexagone dans un scénario “business as usual” », regrette M. Ferrier. L’association française du GNV préconise le déploiement de 100 stations supplémentaires d’ici à 2020, surtout pour les camions. Un investissement de 150 millions d’euros qui, selon elle, pourrait être en grande partie financé par le privé.
SELON L’ADEME, 42 % DES TRANSPORTS EN FRANCE ROULERONT AU GAZ NATUREL POUR VÉHICULES D’ICI À 2050
Les fédérations de transporteurs routiers y croient. Les normes sur les carburants sont toujours plus drastiques et la Commission européenne a demandé que chaque pays installe une pompe à GNV tous les 150 kilomètres.
Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), 42 % des transports en France rouleront au GNV en 2050.
Elle a lancé, en juillet, un appel à projets qui prévoit un financement dans le cadre du programme d’investissements d’avenir : une aide de 300 000 euros par « lot » (une station-service et 20 véhicules), dont 100 000 euros de subventions et 200 000 euros de prêts remboursables.
Filiale d’Engie, GRDF pousse les feux sur le réseau de distribution pour trouver des relais de croissance au moment où la consommation de gaz recule. Air liquide, numéro un mondial des gaz industriels, a récemment inauguré près de Nancy (Meurthe-et-Moselle) une station-service « multi-énergie » pouvant alimenter les camions en gaz naturel comprimé (GNC) et en GNL.
Du côté des utilisateurs, Monoprix à Paris et La Poste à Lyon jouent la carte du GNV, tandis que les deux tiers des villes françaises de plus de 200 000 habitants ont une partie de leur flotte d’autobus au gaz.
Mais il faut aller en Allemagne (Audi, Volkswagen, Mercedes, Opel…) et en Italie (Fiat) pour trouver un large choix de voitures au gaz délaissées par des constructeurs français focalisés sur le diesel, puis l’électrique.
Jean-Michel Bezat
Journaliste au Monde"
Espace 2L 16v 2001 (inj. Liquide Vialle 2004)
Clio II Gpl 2001, 2005 puis 2007
Clio II Gpl 2001, 2005 puis 2007
- Bertranddd
- Messages : 7
- Inscription : ven. sept. 16, 2016 1:36 pm
Re: Pollution du GPL : un article dans le n°de mai de Auto-M
on est un peu dans le complot là non ?
Un mars et ca repart